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LA SERIE DES ASTROLABES

Ravitailleurs en Terre Adélie: L'ancien "L'Astrolabe"

Le nouveau Astrolabe, P800, au port de Concarneau en 2017

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Ravitailleurs de l'Extrême: La Royal Arctic Line au Groenland

Article presse: Journal Le Marin

Reportage effectué lors d'une escale au port de Sisimiut en été 2018. 

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Ravitailleurs en Arctique: Nunavut et passage du NW

Reportage photographique effectué lors de la tentative du passage du NW en Août 2018 à bord du Soleal. Convoi dans les glaces entre l’île de Devon et le Nunavut, en direction du détroit de Bellot. Le brise glace Terry Fox  de la flotte canadienne ouvre la voie. Au retour, ce sera le Pierre Radisson qui montrera la route dans une brume étincelante.

Ravitailleurs en Péninsule Antarctique

Photographies prises en été austral 2018, Péninsule Antarctique. Alors que Le Laurence Gould se rend en direction de la base américaine de Palmer, l'Almirante Irizar tente de passer l'épais pack de glace pour ravitailler, enfin, la base argentine d'Esperanza, à l'entrée du Détroit antarctique.

Qullissat: Ville minière abandonnée du Groenland. Un lieu fantôme, vivant dans les mémoires, ressuscité par les réseaux sociaux..

En septembre 2018 notre navire de croisière s’arrêta par hazar sur le site abandonné de la ville minière de Qullissat, au Nord de l’île de Disko au Groenland. Un site bouleversant qui me marqua à jamais.

Une rencontre qui signait le début de recherches détaillées, de rencontres poignantes, et d'une grande aventure humaine.

Ce reportage est publié dans la revue Nexus.

EXTRAIT

 

Souviens-toi de Qullissat !

Quand les réseaux sociaux ressuscitent les villes fantôme

 ... Cet après-midi du 28 Août 2018, notre navire de croisière revient de sa tentative échouée de pénétrer le fameux passage du nord-ouest resté englacé. Après avoir exploré les majestueux fjords du Nord-Ouest du Groenland, nous nous dirigeons lentement vers la baie de Disko. Là où la vie et le tourisme désormais se concentrent. Là où se profile pour nous, la fin de l’expédition. Le ciel a revêtu un plafond de nuage bas et gris et le soleil diffuse une lumière jaune pâle. Pas un souffle de vent. Quelques rares icebergs se laissent porter par l’eau miroir. Nous scrutons le paysage à la recherche d’un endroit où offrir une dernière une randonnée à nos passagers. Le navire s’avance dans l’entrée du détroit de Sullorsuaq. Sur tribord, j’aperçois la silhouette imposante de l’ile de Disko, dont les sommets sont blanchis, déjà, des premières neiges.

Soudain, je m’immobilise, les yeux collés aux jumelles : sur un pan de colline plus douce que les autres, il me semble discerner des cabanes. A mesure que nous approchons, je réalise que ce sont plusieurs centaines de bâtisses qui se tiennent ici. Certaines petites, d’autres de très grande taille. Toutes de planches de bois, peintes en couleurs comme c’est l’usage au Groenland, même si à cette distance, la peinture me semble très abîmée. Une ville, ici ? La carte n’en mentionne aucune. Nous décidons d’explorer ce site. C’est seulement lorsque le navire jette l’ancre à quelques centaines de mètres du rivage que je réalise que quelque chose n’est pas normal. Il n’y a personne. Pas âme qui vive à terre. Pas même un chien, eux qui sont si habituellement si nombreux, ni aboiement, ni même quelques corbeaux perchés sur les séchoirs à morues, vides eux aussi. Un silence total et dans l’air, un quelque chose de tragique.

[...]

Plus je monte, plus les maisons deviennent de simples cabanes sans couleur. Enfin, dissimilé derrière les bâtisses, un haut grillage renferme le squelette d’un tracteur et un escalier de bois qui se termine devant une porte donnant à même la falaise.

Serait-ce l’entrée d’une mine ? Le Groenland est certes l’un des territoires du monde le plus convoité pour les richesses de son sous-sol. Que ce soit le charbon, la cryolite, ou le Nikel, les époques ont vu se succéder de nombreuses exploitations plus ou moins viables. Qullissat était-elle une ville minière ? Cette supposition va bientôt se trouver confirmée.

 

Alors que je redescends perdue dans mes pensées, je m’arrête soudain, pétrifiée. A quelques pas de moi, un homme que je ne connais pas pousse une brouette rouillée remplie de broussailles...