Glacio-poésie

Dernière mise à jour : 24 août

GEOPOETIQUE. La Géopoétique est entrée dans ma vie depuis un an environ, et révolutionne tous les jours un peu plus ma vision du monde et de ce vers quoi je souhaite tendre.

Aujourd'hui, c'est avec émotion que je partage pour la première fois une de mes petites créations publiée en tant que "géopoétique", sur le site de La Traversée, l'atelier géopoétique du Québec.

Le commencement d'une passionnante déambulation philo-géo-nomado-artisitique : - ).

Le maître en est Kenneth White. Je ne peux qu'inciter tout lecteur à le dévorer.


Lien vers mon poème sur le site de La Traversée:

https://latraverseegeopoetique.com/2022/08/09/carte-postale-du-groenland-de-lest/?fbclid=IwAR2Ac9OSde4rWqOIYzn6J28OFTFHHxON5SQ4vy4FopUdbFQOIyogZ1vRPSQ


BLEU LUMIERE


Les secrets, en arctique, se dévoilent aux lisières des journées. Des lisières élastiques selon les saisons Souvent très longues, lorsqu’il s’agit de lumière.


Entre le printemps et l’automne, l’obscurité s’enfuit. La nuit devient pastel, colorée, vaporeuse, illuminée d’une source qui n’émane plus depuis le haut Mais bien depuis le bas ! Une source oubliée, dévoilée par sa réflexion dans ce qui est là, la transparence de scènes flottantes.


Le soleil assomme l’autre côté de la planète laisse filtrer ses aubes entre les sédiments. La faille ultramarine trahit la nuit, recolore le bleu en cyan. Un géant rode sous l’océan, Éclabousse d’embruns l’espace.


C’est la lumière des glaces !


Le jaune et le bleu ne se mélangent pas. Le règne végétal n’est pas invité à s’accrocher au sol cristallisé. Il n’est pas concevable même, autrement qu’en ces fragiles fleurs de givre qui subliment la peau des jeunes glaces de mer.


C’est entre la glace, le ciel et l’océan que ça se joue, Sous les ailes silencieuses des oiseaux marins.


Leurs ombres rapides courent aux surfaces, Laissant croire à quelques créatures rampantes, aveugles, De celles des grottes.

Si peu de vie en ce désert d’eau que la lumière dédouble l’envol des fulmars aux murs pétrifiés des montagnes qui flottent, sommets à l’envers, les racines nues à l’air, perçant la trop fine atmosphère. Elles dérivent au gré du temps qui coule vers le fond.


Dans ce monde-miroir s’inverse ainsi la géographie de nos latitudes. Les repères s’éclipsent, se saisissent de nous des perceptions nouvelles, des dimensions plus vastes d’énergies anciennes.


Les impressions sans mot s’incrustent dans les cœurs Ouverts comme des yeux.




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